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Depuis deux semaines, les lycéen·nes se mobilisent dans tout le pays, rejoint.es depuis quelques jours par les étudiant·es. Nous soutenons le mouvement depuis le début. La rapidité avec laquelle le mouvement s’est propagé ainsi que son ampleur sont le signe que la colère gronde depuis longtemps.

Le mouvement est parti du Lycée Saint Exupéry où un jeune lycéen de Terminale déclarait au cours du blocus, mené par les élèves, les professeurs et les parents d’élèves, le 21 septembre :

« On est tous là pour se mobiliser pour que nous, les lycéens, on ait plus de moyens pour réussir notre avenir et on espère que ça va payer. Le problème c’est qu’on doit passer le bac et qu’on est beaucoup à ne pas avoir de prof. Il y en a qui passent le bac de français sans prof de français, le bac de maths sans prof de maths… Et là on commence l’année, on n’a pas d’infirmière. Si on se sent mal, on ne peut pas être pris en charge. En plus on est tous mis en compétition, on ne peut pas choisir nos filières, on ne peut pas faire ce qu’on veut alors que c’est le but de l’école.

Il n’y a pas de budget pour les services publics, pour l’écologie. Par contre, on met du budget dans les énergies fossiles, dans la guerre. Et il y a des gens qui meurent, des gens qui vont aller se battre, alors qu’il faudrait former les gens à devenir des professeurs plutôt que les envoyer à la guerre ».

Les revendications des lycéens sont les nôtres, en particulier : contre une école à deux vitesses et qui discrimine en fonction des quartiers, pour un budget à la hauteur des besoins des élèves et des personnels éducatifs, une réduction des effectifs par classe, des locaux adaptés et sécurisés pour réussir ses études, la fin de Parcoursup et des réformes macronistes du lycée général, technologique ainsi que professionnel.

Créteil Citoyenne dénonce la répression policière générale dirigée par Nuñez qui a conduit notamment à éborgner un élève et à briser la mâchoire d’un autre. Les provocations policières sont documentées et seul notre nombre les fera reculer. Nous appelons à former des cordons de protection des lycéen·nes lors de la manifestation du mardi 6 octobre 2026.

Parents, salarié.e.s, retraité.e.s… rejoignons et soutenons la manifestation parisienne, à 14 heures, Place de la République. Nous organisons un départ commun à 13 heures 30 depuis le quai du métro Juilliotes – Ligne 8.

Vive la mobilisation de la jeunesse contre le monde de malheur de Macron !