Encore des hausses de loyers insupportables aux Choux,
vite l’encadrement des loyers !
Nous avons été alerté une nouvelle fois par les locataires du boulevard Picasso dans le quartier des Choux de Créteil. Le bailleur INLI-PM, filiale du Groupe INLI, tente d’imposer des augmentations de loyers de base, hors charges locatives, totalement inadmissibles. Trois exemples qui s’abattent sur les foyers concernés :
196€/mois, soit + 36% d’augmentation mensuelle ;
144€/mois, soit + 36% également ;
218€/mois, soit cette fois-ci une augmentation mensuelle de 46%
Alors qu’en parallèle les prix de l’énergie explosent, cette situation met dans le rouge les personnes concernés.
Il est important de souligner que lorsque l’on veut prétendre à candidater pour un logement, le taux d’endettement ne doit pas dépasser 33% des revenus. Or si les augmentations s’appliquaient, le taux d’effort, c’est-à-dire la part consacrée des ressources au règlement du loyer passerait, pour certains à 45 ou 50%, voire davantage. Quid de leur reste à vivre pour se nourrir, se soigner ou encore se vêtir, qui plus est lorsque l’on perçoit un petit salaire ou une petite retraite ?
Ces velléités d’augmentations sont, bien entendu, totalement injustifiées au regard des prestations et du lieu même où sont situés les immeubles qui était classé en ZUS ( Zone Urbaine Sensible) jusqu’en 2015, ce qui atteste de facto du caractère modeste des bâtiments et de la population qui y vit. Quelle situation pour les locataires des autres quartiers de Créteil, voire pour tout le Val-de-Marne et l’île-de-France ? L’initiative d’INLI-PM est appliquée dans d’autres villes qui subissent également la spéculation immobilière en lien notamment avec l’arrivée du métro du Grand Paris, le premier tronçon de la ligne 15 étant en voie d’achèvement.
Il est urgent de mettre en place l’encadrement des loyers que nous demandons depuis plusieurs années. La majorité municipale de Créteil s’est engagée à le faire dans le programme présenté aux habitant.e.s de la ville. Il n’est plus possible de faire semblant, il y a urgence sociale !
En mesures d’urgence, nous demandons qu’un moratoire soit négocié avec les bailleurs privés sur toutes les hausses de loyers et de charges qui chassent les travailleuses et les travailleurs de notre ville. Les loyers et charges des bailleurs sociaux, de Créteil Habitat notamment, doivent aussi être gelés. Dans ce contexte, l’État doit mettre en œuvre un arrêté subordonnant toute expulsion à la justification d’une proposition de relogement pour éviter de jeter des familles dans la rue et la misère. Le Maire peut aussi prendre un arrêté de réquisition en vertu de ses pouvoirs de police pour y loger si nécessaire des personnes et familles sans logis.
En l’absence d’une action rapide et coordonnée des institutions publiques, notamment de la majorité municipale de Créteil, la hausse des loyers du quartier des Choux va s’étendre à plusieurs centaines de familles, voire des milliers, car une fois les conventionnements échus de certains immeubles qui le sont encore, notamment aux Choux, tout le monde sera augmenté.
La mobilisation de toutes et tous est nécessaire, Créteil doit rester une ville populaire et fière de l’être !