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Contre l’internationale fasciste, riposte unitaire et populaire

Ce samedi à Lyon, l’internationale fasciste a manifesté à Lyon pour soi-disant rendre hommage au militant d’extrême droite tué dramatiquement. La peur régnait dans la rue.

Nous n’oublions pas ses crimes terroristes :

  • en 1995, 168 morts à Oklahoma City,
  • en 2011, 77 morts en Norvège,
  • en 2019, 51 morts à Christchurch en Nouvelle-Zélande.

En France, nous n’oublions pas aussi les morts tombés sous les coups de l’extrême droite ces dernières années, notamment : Clément Méric, Federico Martín Aramburú, Djamel Bendjaballah, Rochdi Lakhsassi. Rien que l’année dernière, les meurtres racistes se sont multipliés : Aboubakar Cissé, Hichem Miraoui, Ismaël Aali…

Aussi, nous dénonçons la récupération indigne dans les médias et par les politiciens qui tente d’assimiler LFI et La Jeune Garde à l’extrême droite et ses méthodes violentes. Nous savons bien que la violence meurtrière joue contre notre camp et nous y sommes opposés. Les attaques et menaces de nervis de l’extrême droite contre les locaux de LFI et des organisations syndicales sont inacceptables. Ils font régner la terreur depuis trop longtemps, notamment dans certains quartiers de Lyon.

De Dominique de Villepin, fidèle à la tradition gaulliste, à Nathalie Artaud, porte parole de Lutte Ouvrière, les voix s’élèvent pour alerter sur le risque d’un tournant fasciste qui plongerait la France dans la nuit noire de l’histoire.

Hier comme aujourd’hui, nous nous inscrivons dans la longue tradition de la lutte antifasciste : manifestation antifasciste dans l’unité du 12 février 1934 contre les ligues de l’extrême droite, brigades internationales pendant la guerre civile espagnole, résistants du groupe Manouchian assassinés par les nazis, lutte contre l’OAS et les soutiens de l’Algérie française, soutien au peuple chilien martyrisé par le dictateur Pinochet, mobilisation de la jeunesse contre le FN, désormais RN, solidarité avec le peuple palestinien face au gouvernement génocidaire de Netanyahu, femmes qui se battent aujourd’hui partout dans le monde pour le droit à l’IVG et contre les violences sexistes et sexuelles…

Par ailleurs, face aux attaques du gouvernement contre les universités qui accueillent en leur sein le débat démocratique, nous tenons à affirmer notre attachement aux libertés académique et d’expression qui doivent être préservées afin que l’université reste un lieu où le débat contradictoire peut se poursuivre.

Nous appelons à la constitution d’un bloc unitaire et populaire, Front commun antifasciste, qui pourrait se traduire dans un premier temps par une grande manifestation nationale pour relever la tête et montrer notre alternative joyeuse et déterminée. Les 120 ans du Front populaire, la commémoration des grandes grèves de mai – juin 1936, ne pourront être le moment de l’enterrement de notre démocratie et des espérances d’un société plus juste et égalitaire. Hier comme aujourd’hui, nous sommes des antifascistes. L’avenir doit s’écrire sans violences. Ils ne passeront pas.

Créteil, le 23 février 2026

Catégories : Communiqués